Bien que médecin-radiologue, François-Jacques Giraud s’est investi à partir de l’age de 50 ans, dans la construction de la paix dans le monde par l’éducation interactive et internationale.
Ses premières réalisations pendant les années de guerre froide ont trouvé une hostilité générale, en raison de la nouveauté du concept et de l’impossibilité apparente de l’appliquer.
Pourtant, en Europe de l’Ouest, son opiniâtreté et sa persévérance donnèrent la preuve du bien-fondé de ce concept à travers un concours inter pays sur des thèmes de culture de paix traités en langue étrangère et échangés de pays à pays. Ainsi pour la première fois dans le monde, des lycéens et des étudiants confiaient leurs pensées à des jurys étrangers amicaux et généreux. Les lauréats furent invités à séjourner dans le pays frère où ils reçurent un accueil chaleureux et firent un séjour enrichissant à la découverte d’un monde très fraternel qu’ils n’avaient pas imaginé.
L’obstacle majeur devenait l’extrême difficulté d’introduire ce Prix dans l’immense URSS. Depuis 70 ans, les contacts internationaux des populations soviétiques étaient quasi inexistants. La circulation des hommes et des idées n’était guère autorisée. En 1987, François-Jacques Giraud s’entretient, au Kremlin avec Mikaïl Gorbatchev, du Prix de la Paix et de l’Entente Mondiale, ce concours international qu’il a lancé dix ans plus tôt et qu’il poursuivait dans les états libres.
Après des hésitations légitimes et sans doute des avis défavorables du KGB et de tout l’appareil communiste, Mikaïl Gorbatchev donne finalement l’autorisation qu’aucun Européen de l’Ouest ne croyait possible. Un million deux cent mille numéros d’articles ont circulé dans ce vaste empire communiste pour inviter les étudiants soviétiques à concourir et à dialoguer sans limite, sans aucune censure, par-delà le rideau de fer, et cela deux ans avant la chute du mur de Berlin.
F.J. G. poursuit ses actions et obtient d’autres résultats grâce à des amis rotariens français et étrangers et à des membres de son association ADIPPEM (Action pour le Développement International du Prix de la Paix et de l’Entente Mondiale). Des ambassades françaises et étrangères participent à la diffusion du Prix.
Il crée, en 1993, les Universités Internationales d’été pour la Paix, une première dans le monde. Soixante-dix lauréats étrangers de 30 pays y assistent dans un enthousiasme indescriptible.
En 1997, l’UNESCO lui décerne, à l’unanimité d’un jury international représentant 186 pays, son Prix à l’Education à la Paix, prix mondial attribué à une personne dans l’année.
Il écrit plusieurs livres pour raconter cette démarche innovante pour la paix, mais les éditeurs très connus ne sont pas intéressés car ils ne croient sans doute pas à la réalité de cette nouvelle approche de la vie internationale.
Il fonde alors, avec ses enfants et leurs conjoints, une maison d’éditions consacrée uniquement à des publications qui apporteraient des éléments positifs aux relations internationales en éle vant dans l’esprit des hommes les défenses de la paix.
C’est ainsi que naissent, en 2002, les Editions P.I.T. (Pax In Terris).
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